Qui sommes-nous?

Mission et objectifs

La mission du groupe A-GIR est de favoriser et faciliter le travail de collaboration entre les diverses organisations partenaires présentes sur le territoire lavallois de façon à leur permettre de bien identifier, évaluer et gérer les situations présentant un risque élevé de décès lié à la violence conjugale.

Visant des actions intersectorielles cohérentes et concertées, les répondantes et répondants axent leur travail sur le résultat plutôt que sur le processus et permettent, au besoin, d’assouplir certaines procédures. Ce sont donc des personnes détenant les pouvoirs nécessaires pour agir rapidement. La sécurité des personnes impliquées se retrouve réellement au cœur de toute l’intervention.

Plus spécifiquement, A-GIR est responsable :

  • De la formation des répondantes et répondants concernant l’identification, l’évaluation et la gestion des risques de décès liés à la violence conjugale;
  • Du soutien offert aux répondantes et répondants pour l’analyse des situations qu’elles et ils identifient comme étant à risque;
  • D’assurer la coordination et le suivi des rencontres de cellules de crise et des plans d’action concertés qui en découlent;
  • D’assurer la coordination des rencontres semi-annuelles;
  • D’élaborer et de mettre à jour, à partir d’un langage commun, les outils et documents soutenant le travail d’identification, d’analyse et de gestion des risques.

Organigramme

Historique

Bien que d’autres régions s’en soient inspirées pour mettre en place des structures semblables ailleurs au Québec, le groupe A-GIR est unique et adapté à la réalité de la région lavalloise.

En 1996 a eu lieu un double meurtre suivi d’un suicide, dans un contexte de violence conjugale connu de plusieurs intervenantes et intervenants du  milieu. Selon le coroner, ces événements auraient pu être évités si ces professionnels s’étaient concertés. Précurseur en la matière, le Service de police de Laval a réuni, en 1997, des partenaires de la région pour réfléchir à la meilleure façon de prévenir des drames comme celui s’étant déroulé à Baie-Comeau l’année précédente.

De cette réflexion, et quelques mois suite à la publication du rapport du coroner Bérubé, un projet pilote est né dans la région. En 1998, 4 dossiers à haut risque ont été traités en 5 mois. Puis, fort de cette expérience positive, les partenaires régionaux se sont engagés à former un groupe permanent afin d’arrimer leurs services et d’ainsi permettre des interventions concertées dans des délais très courts. Arrimage-Groupe Intervention Rapide voit le jour!

Selon les données statistiques qui n’ont été compilées qu’à partir de 2001, A-GIR a traité en 20 ans un peu plus d’une centaine de dossiers. De 2001 2010, une moyenne de 2 dossiers par année étaient pris en charge par A-GIR, alors que de 2011 à 2015, nous apercevons une moyenne de 6 dossiers par année. Nous avons ensuite vu ce nombre augmenter à 9 dossiers entre 2016 et 2020. Notons également que parmi les dossiers traités, certains ont été « réactivés » à plus d’une reprise à travers les ans. Si on considère que le Service de police de Laval dénombre une moyenne annuelle autour de 1000 évènements liés à la violence conjugale, on constate que les dossiers pour lesquels les partenaires doivent faire appel à A-GIR demeurent exceptionnels.